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jeudi 7 juillet 2016

Vive la laine!

Une petite histoire pour vous faire sourire.

Dimanche dernier, nous sommes allés en montagne pour une longue, longue randonnée. Plusieurs kilomètres à pied, ça use les souliers, comme dit la chanson. Francis l'a appris à ses dépens...

Aux trois quarts de notre promenade, la semelle de la botte de mon homme pendouillait bêtement et rendait sa marche plutôt inconfortable. Heureusement, comme une vraie tricoteuse hors pair, j'avais apporté mon tricot et ma laine est venue à la rescousse!







Francis a ainsi pu terminer la randonnée (je ne sais pas ce que nous aurions fait, sinon!). La réparation a tenue jusqu'à ce qu'on arrive au train. Distance totale parcourue: 19,6km.

Merci à Fabienne pour avoir immortalisé le rafistolage!

Photo prise du sommet du Wildspitz
***
Pour plus d'information sur la randonnée que nous avons faite (ajoutez 5 km, car on a loupé la flèche pointant vers la descente rapide).

Le Wildspitz sur Google Maps



dimanche 25 octobre 2015

Réflexions

Qu'y a-t-il de plus idyllique que des photos de montagnes? La réponse: des photos de montagnes avec une réflexion de ces dites montagnes dans un lac! Voici un résumé de randonnée, avec quelques clichés à l'appui.

Nous sommes retournés, hier, dans la région d'Appenzell, où nous étions allés le mois dernier, à la rencontre des vaches. Les vaches ayant quitté les pâturages alpins, nous avons opté pour une randonnée sillonnant la vallée et qui s'est terminée par une ascension jusqu'à une auberge sise dans les parois rocheuses.

La beauté du paysage nous a émerveillés, particulièrement à la fin du premier segment de notre excursion, qui aboutissait sur un lac dans lequel les montagnes se reflétaient: le lac Seealp.

Au fond, et dans le lac, le Säntis

Nous avons ensuite quitté la vallée pour monter jusqu'à Äscher, une auberge construite à flanc de montagne. La vue y est spectaculaire et la nourriture, réconfortante. Je recommande le Rösti, un plat de pommes de terre râpées et grillées, parfois servies natures, parfois accompagnées de fromage et d'un oeuf miroir (il y a plusieurs autres variantes; je m'en tiens aux classiques pour aujourd'hui).

Une bonne montée!

Mais qui peut bien penser à construire une auberge dans une parois rocheuse?

En juin dernier, je me suis également amusée à chasser une montagne, le Cervin, dans les plans d'eau. Une randonnée unique passe à travers cinq lacs dans lesquels l'icône de la Suisse se miroite.

La meilleure du lot

J'ai vécu un beau moment de réflexion, tant littéral que figuré, l'été dernier en kayak sur la Couchepaganiche.

Pagayer dans les nuages

Le niveau de l'eau était très élevé, l'été dernier. Normalement, mes excursions s'arrêtaient à ce pont. Cette année, j'ai pagayé encore bien longtemps dépassé ce point!

Mon but ultime serait de photographier une montagne qui se réflète sur l'eau, en kayak. J'y suis presque parvenue lors de mon weekend en kayak dans la région du Tessin, mais le mouvement de l'eau était trop houleux.

En route vers Lugano
Réussirai-je à rassembler tous ces éléments dans une même photo? C'est à suivre...

Pour une description détaillée de notre randonnée: http://www.myswitzerland.com/fr-ch/le-restaurant-aescher-implante-dans-les-rochers.html


dimanche 13 septembre 2015

Partageons la route!

Encore un résumé de randonnée! Mais celui-ci est un peu spécial, car il implique des vaches.

Nous nous sommes rendus cette fois-ci dans la région d'Appenzell, dans la partie orientale de la Suisse, au sommet le plus au nord des Alpes: Ebenalp. Le trajet prend deux heures trente depuis Horgen. Une fois rendus à Wasserauen, nous prenons un téléphérique qui nous amène au sommet, d'où partent plusieurs chemins de randonnée.

Les machines qui réduisent considérablement notre temps de marche
Et c'est parti!
Nous avons fait un aller-retour Ebenalp - Schäfler, ce qui, selon les standards suisses, est une randonnée légère qui s'effectue en moins de deux heures. D'après nos barèmes, nous catégoriserions cette randonnée de moyenne et pour ce qui est du temps, on oublie ça, car nous sommes toujours arrêtés pour prendre des photos. :)

À gauche, mon randonneur. À droite, notre objectif.
Ebenalp est également une destination de choix pour plusieurs parapentistes
Juste avant d'attaquer la montée, le chemin passe sur une propriété agricole.
Une ferme, en altitude. 
On traverse la barrière...

Et qu'est-ce qu'on y trouve? Des animaux, qui broutent tranquillement, et qui regardent la visite passer.
Le beau sourire de Biquette
Vache qui a l'air d'en avoir vu d'autres.
Cheval qui n'a jamais bougé d'un poil. Il devait être en train de dormir...
Vache top-modèle
Nous continuons donc notre randonnée, non sans être stupéfaits de notre rencontre, et du calme que les bêtes affichaient. Il faut croire qu'elles sont habituées de partager leur environnement avec les randonneurs.

Plus loin, nous nous apercevons que le terrain de jeu des animaux est très vaste. En effet, les vaches grimpent les montagnes avec grande agilité!

Je me demande bien ce que peut goûter le pâturage alpin.
Elle me regarde de haut.
Des vaches et des hommes
Petite pause rafraîchissements au sommet, on contemple les montagnes encore quelques instants, puis nous amorçons la descente.

fascinantes formations rocheuses  
Si vous plissez les yeux, entre les brindilles, au loin, on aperçoit un village.
il y avait de la mouche!
Il n'y a pas que nous qui souhaitions rentrer. Les vaches aussi! Puisqu'elles sont chez elles, nous leur avons cédé le passage...

Attention, vache droit devant!
... et nous en avons profité pour leur glisser un petit mot d'encouragement!

«Elles sont chouettes, tes petites cornes, ma Brunette!»

«C'est une nouvelle cloche, que tu portes?»
À notre habitude, nous avons terminé notre randonnée avec une bière locale.

Une BDR: «bière de randonnée» (dans le jargon Doré-Perron)
Les vaches, elles, ont trouvé un bien meilleur moyen de se rafraîchir...

Trempette des vachettes!


jeudi 19 février 2015

Manteau vert, manteau blanc

En avez-vous assez de lire des billets sur les montagnes?

Oui?

Non?

Parfait! Je vous en pousse un autre!

Cette fois-ci, j'aborderai l'accessibilité des Alpes suisses selon les saisons.

À l'automne dernier, j'étais toute triste de constater que la saison «officielle» de randonnée prenait fin le 31 octobre. Non pas que les allées et venues des gens sont contrôlées, mais il est recommandé d'éviter les sentiers après le 1er novembre, car ces derniers peuvent représenter un danger en étant glissants ou bloqués par la neige. La saison automnale fut particulièrement clémente, en Suisse, et nous avons osé repoussé les limites en allant faire notre dernière promenade le 1er novembre. Nous avions tort.



Le concept d'altitude n'est pas une chose qui va de soi quand on vient d'une région de plaine. Nous avons d'ailleurs trouvé très curieux, la première fois, d'entendre le bulletin météorologique suisse divisé non seulement en régions, mais aussi en altitude. Car oui, plus on monte en altitude, plus il fait froid. Nous le savions, mais pas vraiment, en fait! Nous l'avons appris à nos dépends à Braunwald, où malgré le soleil radieux, nous avions, à certains endroits, de la neige jusqu'aux genoux.



Nous nous sommes sentis un brin «débutants» et nous nous sommes promis que nous serions mieux préparés à l'avenir.

Puis l'hiver s'est installé et les randonnées ont commencé à franchement me manquer. J'ai tenté de trouver des sentiers de raquettes et malgré qu'ils existent, ils ne sont pas très nombreux. Le ski est, on peut bien comprendre, la principale activité hivernale.

Au fil de mes recherches, j'ai fini par réaliser que l'offre de randonnées hivernales existe en une assez grande variété. Il ne m'en fallait pas plus pour enfiler mes bottes d'hiver et retourner me promener en montagne.

Plusieurs centres de ski proposent des sentiers de marche. Ces derniers sont balisés en rose fluo (plutôt qu'en jaune). Nous sommes allés, récemment, à Flumserberg, où j'étais déjà allée, en juillet, avec ma petite soeur (allô, Pat!!). En hiver, les sentiers croisent les pistes de ski, ce qui surprend, la première fois, et nous force à porter attention où on met les pieds!

Rose fluo sur fond blanc, ça ressort bien!


Nous avons également traversé une forêt, où nous étions entourés de pins absolument majestueux.




Nous avons apporté un petit lunch, mais nous avons également pris le temps de nous réchauffer dans le chalet des skieurs. Une sorte d'après-ski de mi-randonnée!

Des essentiels! (avec une tête de bonhomme de neige qui semble émerger du sol...)




La neige est déjà presque toute fondue au sol, à Horgen. Il suffit cependant d'aller un peu plus haut, à Horgenberg (un village voisin, annexé à Horgen), qui est seulement 250 mètres plus en altitude que Horgen, pour retrouver un paysage d'hiver. J'apprécie cette flexibilité, qui permet de choisir son climat selon ses envies. Il suffit d'enfiler le bon manteau!

À gauche, derrière chez moi. Des restes de bonhommes de neige. Au centre et à droite, à Horgenberg, lors de mon jogging du jeudi (je dis ça en ayant l'air très en forme, mais c'était mon premier jeudi. Hihi!)


Pour d'autres photos de notre périlleuse randonnée à Braunwald, suivez ce lien.

Pour d'autres photos de notre randonnée à Flumserberg, suivez ce lien.






lundi 2 février 2015

Dans quelle langue?

Cela fait maintenant un bon bout de temps que je jongle continuellement avec l'anglais et le français dans ma tête. Lorsque je travaillais en tant que nanny hors pair, pour que les enfants apprennent bien le français, je devais lutter contre l'envie de leur répondre en anglais alors qu'ils s'adressaient à moi dans cette langue. J'ai fini par développer cette faculté à entretenir une conversation dans deux langues en parallèle, mais il m'est maintenant difficile de me défaire de cette habitude à répondre en français même si mon interlocuteur parle autre chose. Je me suis d'ailleurs déjà fait rabrouer par un agent douanier à Vancouver, qui croyait que je le narguais en lui répondant en français (espèce de Québécois séparatistes!!!).

À cela s'est maintenant ajouté l'allemand. Dernièrement, trois filles et moi nous sommes rassemblées pour une petite soirée sympathique et cela a donné lieu à des échanges très comiques. Je vous fais le portrait:

Trois d'entre nous parlaient le français
Trois d'entre nous parlaient l'anglais
Trois d'entre nous parlaient le portugais
Trois d'entre nous parlaient (un peu) d'allemand

Bref, nous n'avions aucune langue commune aux quatre. Nous passions sans cesse d'une langue à l'autre, à traduire à celle qui n'avait pas suivi le dernier bout de conversation dans la langue qu'elle comprenait le mieux.

La Suisse, avec ses quatre langues, a plusieurs lieux qui portent différents noms selon si on les dit en français, en allemand, en italien ou en romanche (et ajoutons l'anglais, juste pour le plaisir!). Certains vont de soi, comme:

Lucerne 
Luzern 
Lucerna 
Lucerna 
Lucerne

D'autres demandent un peu de réflexion, comme:

Bâle
Basel 
Basilea 
Basilea 
Basel 

d'autres surprennent, comme:

Genève 
Genf (!) 
Ginevra
Genevra
Geneva 

et finalement, quelques-uns n'ont rien à voir:

Cervin
Matterhorn
Cervino
Matterhorn
Matterhorn


Le Cervin, c'est une des montagnes vedettes de Suisse, située sur la frontière italo-suisse. Je la connaissais déjà, mais sous son nom allemand, et cela m'a pris un moment avant de faire le lien. 

Pour ceux qui ne la «replacent» pas, cette montagne a une forme pyramidale très définie et est l'icône du chocolat Toblerone. Elle fait la belle pour les touristes et fait rêver les alpinistes chevronnés. 

À partir de Zürich, une liaison nous amène jusqu'à Viège (Visp, en allemand) et depuis là, un train traverse la vallée jusqu'à Zermatt (Praborgne, en français, mais ce n'est plus utilisé). Le tout prend environ 3h15. Une fois à Zermatt, une remontée mécanique nous amène au sommet du Gornergrat, où on retrouve un restaurant, mais, surtout, une vue panoramique à couper le souffle sur plus d'une vingtaine de sommets de la chaîne des Alpes, dont le Cervin. 

J'y suis allée, samedi dernier, avec mes amies tricoteuses. 

Trois tricoteuses et un Cervin
Nous nous sommes permis quelques mailles dans la neige, mais nos doigts étaient franchement plus heureux au chaud, à l'intérieur du restaurant!

Il faut le faire, franchement, bâtir un restaurant sur à peu près tous les sommets possibles!

Tout au fond de la vallée, Zermatt (qu'on ne voit pas)

Un skieur s'est aventuré dans une de ces pentes extra à-pic et nous a donné froid dans le dos!


Après quelques (!) photos des montagnes et des glaciers, nous avons commencé notre descente, en train, mais également à pied, sur un des quelques sentiers d'hiver. C'est sur un de ces sentiers que nous avions la meilleure vue sur le Cervin.

Un glacier! Je ne me souviens plus du nom, malheureusement.


Une jolie vue! Ça commençait à s'ennuager, nous étions donc bien fières de notre coup d'être venue TRÈS tôt.

Une fois revenue à Zermatt, nous nous sommes récompensées d'une excellente fondue au fromage, façon valaisanne (la région où Zermatt est située). 





Puis, une fête en notre honneur a eu lieu au village, avec fanfare, gens costumés et... confettis!


Ce fut une superbe excursion d'un jour que j'espère refaire, en y séjournant quelques jours de plus, si possible. J'aimerais également y retourner en été, où les possibilités de randonnées sont alors encore plus nombreuses.


Une de mes photos s'est taillée une place dans ma liste de photos à imprimer. Je vous la partage ici:

Pas mal, n'est-ce pas? ;-)

Pour plus de photos, suivez ce lien.

À bientôt! Bis bald! Arrivederci! A bainbod!  See you soon!