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samedi 27 février 2016

Une petite virée dans les Grisons et le Tyrol du Sud

Dans mon dernier billet, je vous ai raconté comment j'en suis venue à planifier une petite escapade en amoureux sans Internet.

Le petit guide de vacances que j'avais dans ma bibliothèque m'a amenée à choisir une auberge dans les Grisons, le plus vaste canton de Suisse, situé complètement à l'est du pays. Ses limites touchent aux frontières du Liechtenstein, de l'Autriche et de l'Italie. Le paysage est montagneux et la région est le lieu du seul parc national suisse et plus ancienne réserve naturelle d'Europe.

Vive les cartes à main levée!

Nous avons logé à Müstair, dans une auberge possédée par la même famille depuis les années 1960, mais dont la construction remonte à plus de 700 ans (!!). Nous avons été séduits par la tranquillité des lieux, l'hospitalité de notre hôte et la cuisine traditionnelle et savoureuse.








Chaque article, chaque livre, chaque objet, dans cette maison, a une histoire.

Une amie à moi m'avait recommandé d'aller voir une «église dans l'eau.» Ceci étant bien intriguant, j'ai fait des recherches et j'ai constaté qu'il était très facile de s'y rendre depuis notre hôtel. Le village de Müstair est le dernier lieu suisse avant l'Italie et notre hôtel était situé à cinq minutes à pied du poste de frontière. C'est une sensation presque irréelle de passer d'un pays à l'autre dans une même journée. Nous l'avons fait et nous nous sommes retrouvés dans le Tryol du Sud, une région du nord de l'Italie qui appartenait à l'Autriche auparavant. Pour cette raison, la langue parlée est l'allemand.





Un agréable trajet d'environ une heure en autobus sur les routes sinueuses de la vallée nous a amené à notre endroit de visite. Cette fameuse église, datant du 14e siècle, était celle d'un village nommé Graun qui a été inondé dans les années 1950 à la suite de la construction d'un barrage. Il ne reste aujourd'hui que le clocher qui émerge du lac de Resia. Certains plongeurs s'y aventurent en été, tandis qu'en hiver, le lac gèle, ce qui permet de se rendre tout près à pied.


Touristes!


Au retour, nous sommes arrêtés par la petite ville de Glorenza, une commune fortifiée absolument charmante.









Nous avions la ville à nous seuls! La lumière filtrait à travers les arcades et nous avons pris plaisir à les photographier. Les rues étaient désertes et tous les restos et cafés étaient tous fermés, ou presque. Nous nous sommes réchauffés à une petite brasserie familiale avec une bonne bière blonde.

Le jour de notre retour, nous sommes arrêtés par Saint-Moritz. Nous avions eu vent de quelques rumeurs sur ce village des montagnes, soit que c'est un endroit où le porte-monnaie doit être bien rempli pour pouvoir en profiter. L'événement qui se tenait pendant cette fin de semaine n'a fait que renforcer ce stéréotype!




La coupe mondiale de polo Snow Polo est une compétition prestigieuse qui rassemble la crème de la crème des joueurs et leurs montures. L'événement est commandité par nuls autres que Cartier (montres de luxe), Maserati (voitures de luxe) et Perrier-Jouët (bulles de luxe).


N'étant pas une amoureuse des chevaux, j'ai été franchement plus fascinée par le public que par le match en cours. Cela dit, les joueurs ont de l'élégance, ça, on ne peut pas le nier!



Saint-Moritz aussi a de l'élégance. On peut donc dire que «Qui se ressemble, s'assemble!» Même si nous aussi, nous avons de la classe, nous ne nous sentions pas particulièrement dans notre élément. Nous avons donc repris le chemin de la gare pour prendre un train bien spécial...


Source: Le site Internet de Glacier Express

Le glacier express est un train qui parcourt les alpes suisses. C'est un bijou d'ingénierie, car comme vous l'aurez deviné, faire passer un train à travers des montagnes n'est pas une mince affaire. Pas moins de 91 tunnels et 291 ponts ont été construits pour ce parcours. Un plan très bien dessiné permet aux passagers de se repérer sur le trajet et d'en apprendre davantage sur l'histoire et le caractère unique de cette attraction.



En effet, «express» n'est probablement pas le qualificatif le plus exact pour décrire la vitesse du train, le but du voyage étant d'admirer les montagnes. La première fois qu'un train a fait la traversée, il a mis 11 heures. C'était en 1930. Aujourd'hui, rejoindre St-Moritz depuis Zermatt s'accomplit en sept heures. Pour notre part, nous avons emprunté la première partie du trajet, entre Saint-Moritz et Coire (Chur). La météo n'était pas de notre bord, mais cela n'empêchait pas le panorama d'être extraordinaire.



Les voitures ont un toit vitré, ce qui ne fait qu'ajouter à l'expérience. Traverser tous ces tunnels et être à la hauteur des nuages est quelque chose d'unique. L'aventure est à refaire, probablement en été.

Notre weekend fut des plus extraordinaires. La Suisse a tellement à offrir.

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*Bonus

Pour voir une petite vidéo à bord du train, suivez ce lien.

**Coïncidence

À Medium Large, vendredi dernier, ils parlaient du tournoi de polo de Saint-Moritz!! Pour écouter l'entrevue: cliquez ici.


vendredi 29 janvier 2016

Sans Internet

Vendredi dernier, notre câble de modem a rendu l'âme, ce qui fait que j'ai passé la journée sans Internet.

«Une journée sans Internet, il n'y a rien là!», me suis-je dit.

Oh! Si vous saviez le nombre de fois où je m'apprêtais à faire quelque chose, puis je m'arrêtais en réalisant que je ne pouvais pas, car je n'avais pas Internet:

-Appeler ma mère
-Lire les nouvelles
-Voir la météo
-Vérifier un trajet de train
-Jouer un coup au Scrabble
-Chercher la définition d'un mot en allemand
-Écouter le dernier épisode de Downton Abbey
-Consulter un modèle de tricot dans ma bibliothèque Ravelry
-Écrire un billet sur mon blogue
-Et encore!

J'avais, dans le frigo, un ananas qui brunissait à vue d'oeil. Je me suis alors dit que ce serait une bonne idée de l'utiliser pour un renversé à l'ananas. J'ouvre l'ordi, je le referme. Je n'ai pas Internet! Cependant, je possède une copie de la Cuisine raisonnée. Je me dit qu'il doit certainement contenir ma recette. En effet, elle y était. J'étais plutôt fière de mon coup!

Plus tard, je repense à une conversation entre Francis et moi, où nous disions souhaiter passer une fin de semaine en amoureux dans les montagnes. J'en profite donc pour planifier une petite escapade. J'ouvre l'ordi, je le referme. Je n'ai pas Internet! Encore une fois, un livre est venu à la rescousse. J'avais acheté, lors de ma première année en Suisse, un guide en allemand proposant vingt weekends à travers la Suisse pour relaxer. Mon allemand n'étant pas assez fort à l'époque, le guide avait vite trouvé le chemin de l'étagère. Je fus agréablement surprise de constater que j'avais progressé depuis. J'ai donc trouvé une auberge qui avait l'air chouette. J'ai voulu aller consulter leur site Internet (ah mince! je n'ai pas Internet!), puis je me suis ravisée. De toute manière, il était écrit que seules les réservations par téléphones étaient possibles. Tout à fait dans le thème de ma journée!

J'ai appelé, j'ai réservé. Ça y est, mon weekend était planifié.

Cette journée fut un bel exercice! Cela m'a fait réaliser à quel point Internet est omniprésent dans ma vie et que j'en suis dépendante. J'ai vécu cette journée au ralenti et cela m'a fait du bien. J'ai vraiment pris le temps de lire, alors que normalement, je clique et double clique et survole l'information pour n'aller qu'à l'essentiel.

Je m'apprête à partir pour notre fin de semaine. Je vous en donne des nouvelles à mon retour!

Bon weekend!





samedi 9 janvier 2016

Deux mille quinze en mosaïques

Je profite toujours de mon vol de retour des Fêtes pour faire le bilan de l'année qui vient de se terminer et fixer mes buts de la prochaine. Mon habitude est de me fixer un but par mois et d'en réaliser le plus possible. Je détermine ma note de passage à 50%, histoire de ne pas me mettre trop de pression, mais aussi pour me donner un peu de latitude quant à l'envergure des projets que j'envisage.

Cette année, une belle amie à moi (merci, Steph!) m'a envoyé un lien vers une *série de questions qui m'ont aidée à réfléchir sur 2015 qui se terminait. Je suis également retournée sur mon fil Instagram, sur ma page Facebook, mon compte Ravelry et sur ce blogue pour revoir les hauts faits de l'année. Et cette année fut bien remplie, c'est le moins qu'on puisse dire.

Tricot


Côté tricot, j'ai réussi à compléter plusieurs projets; plus d'une douzaine, ce qui est une bonne moyenne! En voici quelques uns ici. On peut observer un fort penchant pour le turquoise, le gris et les rayures.

Excursions



Nous avons vu, en 2015, plusieurs nouveaux coins de la Suisse et sommes retournés à nos endroits favoris. 
Première rangée: Faire de la luge entre amis à Rigi comme quand on a 8 ans, Fleurs sauvages à Kleine Scheidegg, Typique chalet suisse à Zermatt (un classique!)
Deuxième rangée: Vue sur le lac de Lugano et ses montagnes, Francis et Mumu dans les Vosges, Photo qui ne rend pas justice à la beauté d'Ebenalp
Dernière rangée: Ascension du Mont Royal (revoir les couleurs de l'automne fut presque thérapeutique!), Au-dessus des nuages à Planplatten, le lac de Lugano et ses montagnes, vus d'en-dessous!

Calligraphie


Ma plus grande fierté reste sans contredit le lancement de mon projet de calligraphie. Pendant les quatre derniers mois, j'ai carburé à l'encre ainsi qu'aux décharges électriques de mon cerveau qui m'envoyait des idées. Vivre trois marchés, voir mes produits exposés dans une boutique à Zurich, je n'aurais pu demander mieux! Je suis épatée et un peu ahurie de voir ma table de travail sans dessus-dessous de tous ces produits que j'ai créés aussi rapidement. Je suis mûre pour une bonne réorganisation de mon atelier! Tout cela est très excitant; j'ai hâte de m'y remettre et de poursuivre ce que j'ai entamé.

Et tout ce beau monde


Et tout ce beau monde, que nous avons vu en 2015. Nous avons eu de la belle visite, encore une fois (et on en veut encore! Nos portes sont grandes ouvertes!). Nos retours au bercail deux fois par an nous permettent de nous ressourcer auprès de nos familles et de nos amis. On a toujours hâte à la prochaine fois. Nous pouvons compter sur un bon réseau ici aussi, réseau qui ne fait que se consolider. En 2015, j'ai eu l'immense honneur et privilège de devenir marraine, et cela me comble de joie de pouvoir dire que j'ai un préféré et développer avec lui ce lien unique! Mon mari d'amour... une chance qu'on s'a! À vous tous, je veux vous dire: «on s'aime, je vous aime!» Je vous souhaite une bonne et heureuse Année 2016, en santé et remplie d'avancements.

Le mot de la fin

Aux questions 9 et 10 du billet de Nicole Bordeleau, je réponds «foncer» et «aimer». Et vous, quels sont vos mots pour vous-mêmes et pour l'humanité?


*Nicole Bordeleau, «10 questions à se poser pour bien finir l'année»



mardi 3 novembre 2015

Kayak sur le lac de Brienz

Pas de mots, seulement le calme de l'eau...


  











Bonne journée!
mu xxx


dimanche 25 octobre 2015

Réflexions

Qu'y a-t-il de plus idyllique que des photos de montagnes? La réponse: des photos de montagnes avec une réflexion de ces dites montagnes dans un lac! Voici un résumé de randonnée, avec quelques clichés à l'appui.

Nous sommes retournés, hier, dans la région d'Appenzell, où nous étions allés le mois dernier, à la rencontre des vaches. Les vaches ayant quitté les pâturages alpins, nous avons opté pour une randonnée sillonnant la vallée et qui s'est terminée par une ascension jusqu'à une auberge sise dans les parois rocheuses.

La beauté du paysage nous a émerveillés, particulièrement à la fin du premier segment de notre excursion, qui aboutissait sur un lac dans lequel les montagnes se reflétaient: le lac Seealp.

Au fond, et dans le lac, le Säntis

Nous avons ensuite quitté la vallée pour monter jusqu'à Äscher, une auberge construite à flanc de montagne. La vue y est spectaculaire et la nourriture, réconfortante. Je recommande le Rösti, un plat de pommes de terre râpées et grillées, parfois servies natures, parfois accompagnées de fromage et d'un oeuf miroir (il y a plusieurs autres variantes; je m'en tiens aux classiques pour aujourd'hui).

Une bonne montée!

Mais qui peut bien penser à construire une auberge dans une parois rocheuse?

En juin dernier, je me suis également amusée à chasser une montagne, le Cervin, dans les plans d'eau. Une randonnée unique passe à travers cinq lacs dans lesquels l'icône de la Suisse se miroite.

La meilleure du lot

J'ai vécu un beau moment de réflexion, tant littéral que figuré, l'été dernier en kayak sur la Couchepaganiche.

Pagayer dans les nuages

Le niveau de l'eau était très élevé, l'été dernier. Normalement, mes excursions s'arrêtaient à ce pont. Cette année, j'ai pagayé encore bien longtemps dépassé ce point!

Mon but ultime serait de photographier une montagne qui se réflète sur l'eau, en kayak. J'y suis presque parvenue lors de mon weekend en kayak dans la région du Tessin, mais le mouvement de l'eau était trop houleux.

En route vers Lugano
Réussirai-je à rassembler tous ces éléments dans une même photo? C'est à suivre...

Pour une description détaillée de notre randonnée: http://www.myswitzerland.com/fr-ch/le-restaurant-aescher-implante-dans-les-rochers.html