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mardi 24 mai 2016

Formation continue

J'ai joint, l'automne dernier, l'Association des calligraphes suisses. Je souhaitais rencontrer d'autres espèces de ma sorte...

J'en ai trouvé et j'ai également trouvé des ateliers pour approfondir ma pratique. J'ai pris part, dans les deux derniers mois, à deux fin de semaines de calligraphie fort intéressantes.

La première a eu lieu en mars, avec la calligraphe Sigrid Artmann. Cette artiste allemande vit à Ludwigsburg, tout près de Stuttgart. Son style est très expressif, voire explosif; complètement à l'opposé de ce que je fais en calligraphie.

L'artiste présente son portfolio
Elle nous a lentement guidé à travers son univers et nous avons, nous aussi, expérimenté le lâcher-prise sur nos canevas.

Après la première session de travail

Nous travaillions sur un grand carton que nous découpions en trois par la suite
Après chacune des sessions de travail, nous faisions un retour en grand groupe pour discuter de nos réalisations. Dès la première soirée, j'ai pu constater que j'avais un penchant particulier pour les couleurs vives. Disons que mes fonds tranchaient du reste du groupe!

Rose, lilas... l'enfant en moi qui s'exprime?

De René Char
Ma plus grande découverte, lors de cette fin de semaine, fut la plume pliée. Cette dernière, comme son nom l'indique, est fabriquée en repliant un morceau de métal sur lui-même. L'encre se loge dans le pli. Son bout est biseauté et on écrit en la tenant à un angle de 45 degrés. Les traits produits sont inégaux. On est bien loin du contrôle demandé pour la calligraphie anglaise, le style que je pratique! Cette plume se prête particulièrement bien à une écriture tout en majuscules, que j'ai intégrée aux oeuvres subséquentes que j'ai produites pendant le weekend.

Série d'exercices où on ne devait qu'exécuter un seul mouvement, puis un deuxième, plus petit. À la plume pliée, car c'est trop génial, la plume pliée!

Celle-ci, je l'ai encadrée. :)
Une fois à la maison, je me suis complètement éclatée en écrivant à la plume pliée toutes les paroles de l'Escalier, de Paul Piché. Le résultat m'a plu, alors l'oeuvre trône maintenant dans mon salon.


J'ai ensuite suivi, le mois dernier, une formation en calligraphie donnée par Hanna Biedermann. L'atelier avait lieu dans un monastère. L'endroit était propice au recueillement, mais aussi à la créativité.

Long couloir lumineux qui mène au paradis à une chapelle

La porte du paradis de la chapelle. Désolée, il y avait des pèlerins dans la chapelle. Je n'ai pas pu prendre de photos!

Artistes à l'oeuvre!
J'ai vu, lors de ces deux formations, comment créer de bons fonds par une superposition de différents médiums, qui peuvent ensuite recevoir la calligraphie. Je trouve absolument génial d'avoir tout ce temps ininterrompu pour expérimenter à ma guise. Cela m'a permis de créer des pièces qui, normalement, n'auraient pas vu le jour. Voici d'ailleurs mon ouvrage préféré de la fin de semaine, qui s'est lui aussi retrouvé encadré.

Ariane, ta voix si douce à mes oreilles! Comme le refrain, on peut lire la pièce dans tous les sens!
Ces deux formations ont eu certes une influence sur ma pratique. Je suis encore en train de digérer toutes ces nouvelles techniques et je suis enjouée de voir comment je les intégrerai à mon futur travail. Par ailleurs, ces fins de semaine ont également eu des répercussions positives sur mon allemand, car elles étaient entièrement et uniquement dans cette langue! Ouf! Mon cerveau sentait le chauffé, à la fin! Blague à part, ce fut extrêmement formateur.

Je vous laisse avec une petite comparaison entre la plume pointue et pliée, histoire de voir le contraste entre les deux styles d'écriture.


Bonne journée!






jeudi 3 décembre 2015

Se faire passer un sapin?

Cette année, nous avons décidé de ne pas avoir de sapin naturel à la maison. Mais comme j'aime bien la déco de Noël, j'ai trouvé une solution de rechange:

Mon beau sapin! Fabriqué en arbre transformé.

J'aime beaucoup mon sapin! Mais laissez-moi vous raconter sa petite histoire...

Pour les marchés de Noël, j'ai travaillé très fort à créer de jolies cartes que je souhaitais vendre à mes futurs clients. J'ai peint de superbes couronnes à l'aquarelle et à l'intérieur de ces couronnes, j'ai écrit le souhait à la plume dans les trois langues (français, anglais, allemand, oui Messieurs, Dames!), j'ai numérisé le tout et j'ai envoyé à l'impression. 

J'ai choisi le même imprimeur que la dernière fois, car la qualité était excellente et la conseillère, très patiente. Je lui passe ma commande: design de Noël sur le recto, mon logo au dos, en 220 copies, merci.

Et le lendemain, je réalise que je ne lui ai pas donné l'orientation du pli de ma carte (je le voulais à gauche et non en haut). Je lui envoie un courriel vite fait et lui transmets ma demande. Sa réponse fut immédiate: «Nous n'avons pas parlé de "cartes", mais plutôt de "cartes"». 

Vous êtes confus, n'est-ce pas? Moi, je l'étais! Je vous explique...

En fait, sa réponse en allemand était: «Nous n'avons pas parlé de "Faltkarten", mais plutôt de "Karten"». J'ai cherché ce qu'était «Faltkarten» en français, mais il n'existe pas de traduction. Toutefois, j'ai compris que le mot «Falt» veut dire «pli». Ainsi, nous n'avons pas parlé de cartes pliées, mais plutôt de cartes... tout court? Comme une carte postale?

Mais une carte, c'est une carte, non? Et qui envoie des cartes postales de Noël, de toute manière?

Et bien non. Il s'agit d'une carte simple, par opposition à une carte double... Personnellement, je ne m'étais jamais arrêtée à cela. On en apprend à tous les jours!

Je lui demande donc de changer ma commande pour des «Faltkarten» au lieu de «Karten» - haha!, mon allemand et moi n'avions pas compris cette subtilité!

Et elle de me répondre: «Désolée, elles sont déjà imprimées».

Oh. Non. 

Me voilà donc avec 220 cartes simples de Noël. Je sais, je sais, je vous entends d'ici me dire que ce n'est pas si grave, que je peux les vendre quand même. Oui, évidemment. Mais avouons-le, une carte de Noël, normalement, ça plie.

Ce que j'ai, ça ressemble plutôt à une espèce de sous-verre de Noël... ou bien à une étiquette cadeau géante. Ce n'est même pas une carte postale de Noël; il manque le petit carré où apposer le timbre ainsi que les lignes pour écrire l'adresse.

J'ai vécu une période de frustration, et pour votre information, non, je n'ai pas tenté de gagner ma cause. J'ai simplement passé une autre commande et cette fois-ci, en cartes doubles et pliables de Noël.

Et avec mon abondance de cartes simples, je me suis fait un sapin!

Pour conclure, je n'irais pas jusqu'à dire que je me suis fait passer un sapin, comme laisse supposer le titre de mon billet. Je l'ai évidemment écrit pour le jeu de mots. Quoique lorsque j'ai raconté mon aventure à des Suisses, ils m'ont avoué que la même chose aurait pu leur arriver. Ah! mince, mais douce consolation.

Et voici mes «vraies» cartes de Noël!













mercredi 11 novembre 2015

L'air du temps

Ah, ce cher temps. Il nous file entre les doigts, il nous presse ou bien il passe trop lentement. On le tue, on le perd, on le prend... Il est omniprésent. Le Devoir a publié une série d'articles sur le sujet en fin de semaine dernière. À lire.

J'écoute souvent, lorsque je travaille, des émissions de radio en baladodiffusion. À « L'autre midi à table d'à côté », Lise Dion a confié à Marie Laberge qu'elle s'est rendue, une fois, aux Îles-de-la-Madeleine pour un spectacle. En arrivant, elle a demandé l'heure à un homme. Le Madelinot lui a répondu, (probablement avec son charmant accent): «Ici, on n'a pas l'heure, on a le temps.»

J'ai appuyé sur pause, j'ai noté la citation, puis je l'ai écrite à la plume.

- un Madelinot

C'est drôle, dans un pays comme la Suisse, avec tous ces fabricants de montre, les cloches des églises qui sonnent aux quarts d'heure, les trains qui arrivent et partent à la minute exacte, on ne peut pas dire qu'ils n'ont pas l'heure, pour ça, ils l'ont. Cela en est presque une obsession. Pourtant, ils ont aussi le temps. J'ai déjà parlé du fait que les commerces sont fermés le dimanche. Un autre exemple m'a fait sourire cette semaine, au cinéma. À la moitié du film, il y a une pause! Le film s'arrête, les lumières s'allument, et on peut en profiter pour aller à la toilette, faire le plein de breuvage ou de maïs soufflé, fumer une cigarette si on est un fumeur, mettre à jour son statut Facebook, c'est comme vous voulez! Au cinéma où nous étions, il y avait des petites questions-quiz à l'écran (toujours bon pour améliorer son allemand en plus de sa culture générale!), et même un extrait de La linea! Ça nous a rappelé des souvenirs du bon vieux temps! Hihi!




En complément, une vidéo de La Linea (mais seulement si vous avez le temps...) ;)


lundi 2 février 2015

Dans quelle langue?

Cela fait maintenant un bon bout de temps que je jongle continuellement avec l'anglais et le français dans ma tête. Lorsque je travaillais en tant que nanny hors pair, pour que les enfants apprennent bien le français, je devais lutter contre l'envie de leur répondre en anglais alors qu'ils s'adressaient à moi dans cette langue. J'ai fini par développer cette faculté à entretenir une conversation dans deux langues en parallèle, mais il m'est maintenant difficile de me défaire de cette habitude à répondre en français même si mon interlocuteur parle autre chose. Je me suis d'ailleurs déjà fait rabrouer par un agent douanier à Vancouver, qui croyait que je le narguais en lui répondant en français (espèce de Québécois séparatistes!!!).

À cela s'est maintenant ajouté l'allemand. Dernièrement, trois filles et moi nous sommes rassemblées pour une petite soirée sympathique et cela a donné lieu à des échanges très comiques. Je vous fais le portrait:

Trois d'entre nous parlaient le français
Trois d'entre nous parlaient l'anglais
Trois d'entre nous parlaient le portugais
Trois d'entre nous parlaient (un peu) d'allemand

Bref, nous n'avions aucune langue commune aux quatre. Nous passions sans cesse d'une langue à l'autre, à traduire à celle qui n'avait pas suivi le dernier bout de conversation dans la langue qu'elle comprenait le mieux.

La Suisse, avec ses quatre langues, a plusieurs lieux qui portent différents noms selon si on les dit en français, en allemand, en italien ou en romanche (et ajoutons l'anglais, juste pour le plaisir!). Certains vont de soi, comme:

Lucerne 
Luzern 
Lucerna 
Lucerna 
Lucerne

D'autres demandent un peu de réflexion, comme:

Bâle
Basel 
Basilea 
Basilea 
Basel 

d'autres surprennent, comme:

Genève 
Genf (!) 
Ginevra
Genevra
Geneva 

et finalement, quelques-uns n'ont rien à voir:

Cervin
Matterhorn
Cervino
Matterhorn
Matterhorn


Le Cervin, c'est une des montagnes vedettes de Suisse, située sur la frontière italo-suisse. Je la connaissais déjà, mais sous son nom allemand, et cela m'a pris un moment avant de faire le lien. 

Pour ceux qui ne la «replacent» pas, cette montagne a une forme pyramidale très définie et est l'icône du chocolat Toblerone. Elle fait la belle pour les touristes et fait rêver les alpinistes chevronnés. 

À partir de Zürich, une liaison nous amène jusqu'à Viège (Visp, en allemand) et depuis là, un train traverse la vallée jusqu'à Zermatt (Praborgne, en français, mais ce n'est plus utilisé). Le tout prend environ 3h15. Une fois à Zermatt, une remontée mécanique nous amène au sommet du Gornergrat, où on retrouve un restaurant, mais, surtout, une vue panoramique à couper le souffle sur plus d'une vingtaine de sommets de la chaîne des Alpes, dont le Cervin. 

J'y suis allée, samedi dernier, avec mes amies tricoteuses. 

Trois tricoteuses et un Cervin
Nous nous sommes permis quelques mailles dans la neige, mais nos doigts étaient franchement plus heureux au chaud, à l'intérieur du restaurant!

Il faut le faire, franchement, bâtir un restaurant sur à peu près tous les sommets possibles!

Tout au fond de la vallée, Zermatt (qu'on ne voit pas)

Un skieur s'est aventuré dans une de ces pentes extra à-pic et nous a donné froid dans le dos!


Après quelques (!) photos des montagnes et des glaciers, nous avons commencé notre descente, en train, mais également à pied, sur un des quelques sentiers d'hiver. C'est sur un de ces sentiers que nous avions la meilleure vue sur le Cervin.

Un glacier! Je ne me souviens plus du nom, malheureusement.


Une jolie vue! Ça commençait à s'ennuager, nous étions donc bien fières de notre coup d'être venue TRÈS tôt.

Une fois revenue à Zermatt, nous nous sommes récompensées d'une excellente fondue au fromage, façon valaisanne (la région où Zermatt est située). 





Puis, une fête en notre honneur a eu lieu au village, avec fanfare, gens costumés et... confettis!


Ce fut une superbe excursion d'un jour que j'espère refaire, en y séjournant quelques jours de plus, si possible. J'aimerais également y retourner en été, où les possibilités de randonnées sont alors encore plus nombreuses.


Une de mes photos s'est taillée une place dans ma liste de photos à imprimer. Je vous la partage ici:

Pas mal, n'est-ce pas? ;-)

Pour plus de photos, suivez ce lien.

À bientôt! Bis bald! Arrivederci! A bainbod!  See you soon!





mercredi 15 octobre 2014

Oktoberfest: le gros et le petit.

Voilà, c'est fait, j'ai eu mon initiation à Oktoberfest. J'ai vécu le vrai de vrai, celui de Munich, visité par les touristes du monde entier. Nous avons ensuite répété l'expérience, à plus petite échelle, à Zürich. Voici quelques photos et explications.

Le houblon dans toute sa splendeur

Origine

D'abord, les gens de Munich n'appellent la fête «Oktoberfest», mais plutôt le «Wiesn» (prononcez «visène»). Ceci est le diminutif du nom de l'endroit, «Theresewiese» (le pré de Thérèse). Si vous souhaitez passer pour un habitué, vous utilisez la seconde appellation.

La première fête a eu lieu le 12 octobre 1810, pour célébrer le mariage entre le prince Ludwig et la princesse Thérèse. Il faut croire que les gens ont eu tant de plaisir qu'ils se sont promis de répéter l'expérience l'année suivante, et la suivante, et encore. Au fil des ans, les festivités se sont allongées, ont évolué vers une foire agricole, puis une foire tout court. De nos jours, Oktoberfest débute en septembre et s'étale sur environ une quinzaine de jours.


Les spécialités culinaires

À l'Oktoberfest, l'on boit et l'on mange. La bière est bien sûr à l'honneur. Seule celle de six brasseries accréditées peut être servie, qui détient alors l'appellation «Oktoberfest Bier.» Cette bière est originaire de Munich et respecte le «Reinheitgebot», sorte de code dictant les ingrédients autorisés qui assurent la pureté de la bière. Celle-ci a une forte teneur en alcool, plus élevée que les bières blondes classiques. Sur le site et dans les tentes sont offertes différentes spécialités culinaires, dont les traditionnelles saucisses, les pretzels, les jarrets de porc et les demi-poulets. J'ai eu un coup de coeur pour le poisson grillé sur un bâton.


J'ai mangé du bon maquereau!

L'emplacement

Comme mentionné plus haut, la fête a lieu sur le «Theresewiese», au coeur de Munich. D'immenses tentes, pouvant accueillir jusqu'à 8000 personnes (oui!!), sont chaque année construites et déconstruites pour l'occasion. Ces dernières sont entourées de nombreux manèges, kiosques et arcades qui en mettent plein la vue et les oreilles. Après avoir flâné sur le site, nous nous sommes rendus dans une tente située dans le «Oide Wiesn» (le Wiesn du bon vieux temps), une section mettant en valeur les traditions bavaroises. Nous avons pu voir des spectacles de danses traditionnelles ainsi que des fanfares jouant des pièces du folklore bavarois. C'était de toute beauté! Environ chaque quinze minutes, tous les gens entonnent le «Prosit», un gros «tchin tchin!» collectif pour s'assurer de garder la cadence dans la consommation de la bière!



Du monde, du monde, du monde.

Le menu

Lorsqu'on commande un «Maß» de bière, voici ce qu'on obtient.


Je suis sortie prendre l'air à la brunante

L'habillement

Vous avez peut-être remarqué dans mon dernier billet une photo montrant le costume typique d'Oktoberfest. L'habit de l'homme se nomme «Lederhose» (pantalon de cuir). Il s'agit en fait d'un habit qui était traditionnellement porté pour le travail par les hommes des Alpes. On le retrouve historiquement aussi en Autriche et dans le nord de l'Italie. Il a presque disparu de la garde-robe des hommes après que l'Église l'eut déclaré «immoral» au début du vingtième siècle. Un groupe eut alors l'idée de promulguer le «Lederhose» costume national, avec l'appui du roi. Il est devenu, avec le temps, une tenue portée lors des fêtes, surtout lors du «Wiesn.»

Messieurs et Madame dans leur bel apparat


La femme porte quant à elle le «Dirndl» (qui n'a pas de traduction littérale). Selon différentes sources, cette robe était d'abord un uniforme de travail pour les servantes autrichiennes, ou alors celui de femmes travaillant à la ferme dans le sud de l'Allemagne. Comme pour le «Lederhose», le «Dirndl» se retrouve sous différentes formes en Autriche et aussi en Suisse. Sa vocation a elle aussi évolué vers un habit porté lors des festivités. Les variantes de «Dirndl» aujourd'hui retrouvées à la Fête de la bière sont presque infinies, alors que le «Lederhose» se décline seulement en quelques versions.

C'est amusant de voir tous ces gens costumés.


Une harmonie de cors


Oktoberfest à travers le monde

La fête a fait des petits et de nombreux pays ont leur propre Oktoberfest, dont le Canada, les États-Unis, l'Argentine, le Chili, la Colombie, l'Afrique du Sud, l'Australie, l'Inde et le Vietnam, pour ne nommer que ceux-ci. Il paraîtrait même que le plus gros Oktoberfest en dehors de l'Allemagne a lieu en Ontario, dans la ville de Kitchener-Waterloo, où entre 750 000 et 1 000 000 de visiteurs se réunissent chaque année. Qui l'eut cru!

Pour notre part, après avoir fréquenté celui de Munich, l'Oktoberfest de Zurich nous apparaissait miniature! Cela dit, le but étant de se retrouver entre amis, nous avons eu tout autant de plaisir.


L'Oktoberfest de Zurich avait lieu à la gare centrale. Les quelques manèges et le mât de Mai ajoutaient au caractère authentique de la fête.

Assister à l'Oktoberfest m'a grandement plu et est venu boucler la boucle à mon séjour linguistique en Allemagne. J'ai senti que je faisais partie de la fête!

À l'an prochain, j'espère!


dimanche 29 septembre 2013

Métro, allemand, dodo...

... sauf qu'on remplace «métro» par «train»!

Ma vie se résume à cela, à apprendre l'allemand. J'ai débuté, il y a deux semaines, un cours intensif. Très intensif. Je quitte mon chez moi à 7h40 pour prendre le train pour Zürich. Mon cours se déroule de 8h30 à 11h45. Je rentre chez moi, je me fais une petite bouffe, puis je passe l'après-midi dans mes devoirs. Ensuite je me fais une autre petite bouffe, on fait la vaisselle, puis au dodo! Et ça recommence. Ça va du lundi au vendredi.

Pour...

...cinq...

...autres...

...semaines.


Heureusement, avec l'intensité vient l'efficacité. Je trime dur, mais au moins, je récolte. L'immersion est inévitablement la meilleure façon d'apprendre. Et j'apprends.

Je ne suis pas prête à dire que j'aime cette langue, mais au moins, j'ai cessé de penser que ses mots sont laids. Unterhaltung, Anrufbeantworter ou Feuerzeug sont maintenant linguistiquement acceptables.

Le bon côté des choses est que je fais de superbes rencontres. Dans mon groupe, il y a une Portugaise, un Portoricain, une Thaïlandaise, une Équatorienne, un Brésilien et, jusqu'à vendredi dernier, une Néo-Zélandaise. Nous venons de partout dans le monde, mais pourtant, nous désirons tous la même chose:   apprendre l'allemand!   apprendre à connaître l'autre, avoir des rêves, des projets, s'accomplir.

L'allemand nous aidera à poursuivre dans cette direction.


Meine Stiefel und der Herbst








mardi 30 avril 2013

Ce que mes cours d'allemand ne m'enseignent pas



Le saviez-vous?


En Suisse, les habitants de la partie alémanique (alémanique: adj. Relatif à la Suisse de langue allemande) ne parlent pas allemand. Ils parlent le suisse allemand. 


Quelle différence cela fait-il? Une grosse différence.


L'allemand que j'apprends dans mes cours, appelé allemand standard, n'est pas celui que les Suisses d'ici parlent. En fait, les Suisses eux-mêmes apprennent l'allemand standard à l'école, au même titre, ou presque, que nous apprenons l'anglais en tant que langue seconde.


Je ne saisis pas encore toute l'étendue séparant l'allemand standard de l'allemand suisse. Selon ce que j'ai lu et entendu, les Allemands, ou les gens parlant l'allemand standard, comprendront difficilement ou pas du tout les Suisses germanophones parler entre eux. En revanche, les Suisses germanophones comprennent l'allemand standard et peuvent le parler (je crois que c'est la langue utilisée dans les fonctions administratives politiques) et l'écrire (c'est la langue de tout document officiel), mais dans leurs interactions de tous les jours, ils utilisent le suisse allemand.


Autrement dit, je peux me faire comprendre, mais je ne comprends rien de ce que les Suisses disent !


Les différences vont de la prononciation au vocabulaire en passant par les conjugaisons qui ne sont pas les mêmes dans les deux « langues. » C'est donc dire que j'ai du pain sur la planche.


Très rapidement, j'ai appris les formules de politesse utilisées au quotidien. On ne les retrouve pourtant nulle part dans mon manuel d'allemand. 





Je vous offre donc un petit cours 101 de suisse allemand:

Pour dire « Bonjour », les gens d'ici disent: « Grüezi ! » ( Grutt-tsi en roulant le -r ). Et si vous êtes 2 personnes ou plus, ils vont vous dire « Grüezi mitenand » ( Grutt-tsi mitté-nâne 


Pour dire « Merci », eh bien ils disent... merci ( en roulant le -r ) ! Vous allez aussi entendre « Merci vilmal » ( Merci fil-mâle ), qui veut dire « Merci beaucoup. »

Pour « Bon appétit ! » ils emploient: « En Guete ! » ( Enne Gouette ) 

Finalement, lorsque vous quittez un endroit, les gens vont vous saluer avec « Ade ! » ( â-dé ) J'ai lu qu'il s'agit d'une variante de « Adieu » en français.

Si vous souhaitez en connaître davantage sur le sujet, je vous invite à consulter cette page (en anglais). Vous y retrouvez d'autres explications, ainsi que des équivalences suisse allemand/allemand standard.


Ade mitenand !






jeudi 4 avril 2013

Deutsch Kurse - cours d'allemand

Voilà, le coup d'envoi à ma «germanisation» a été donné mardi, avec mon premier cours officiel d'allemand. Je suis enthousiaste, mais je dois avouer que je me sens également intimidée par l'ampleur du défi. Il y a tant à assimiler. Prenons, par exemple, ma liste de mots à l'étude. En allemand, il y a trois genres: masculin, féminin et neutre. Je dois à la fois apprendre ces nouveaux mots de vocabulaire, ainsi que retenir leur genre et leur formation au pluriel. Pour certains mots, c'est comme en français. Ainsi, la banque, c'est die Bank (féminin), le train, c'est der Zug (masculin).

(Ah et en passant, tous les noms communs prennent une majuscule, en Allemand. En plein milieu d'une phrase, ça prend une majuscule. Surprenant, non?)

Pour d'autres mots, c'est l'inverse. Le lait, c'est féminin, en allemand (die Milch). Même chose pour le beurre (die Butter) ou le chocolat (die Schokolade).

Finalement, il y a le genre «neutre» qui n'a aucun équivalent en français. Je dois tout de même apprendre que «fille», c'est neutre (das Mädchen), tout comme bébé (das Baby), même si ça n'est pas vraiment logique dans mon esprit.

Mon prochain cours est demain. En bonne étudiante que je suis (vous me connaissez, j'ai l'école dans la peau!), j'ai fait tous mes devoirs, je connais ma liste de vocabulaire du bout des doigts et mon sac est sur le pas de la porte, prêt à partir. C'est bon de faire travailler ma matière grise à nouveau!

;) Auf Wiedersehen!

lundi 25 mars 2013

Merci, Kellogg's!

Cela fera six semaines que nous sommes emménagés. Je compte suivre des cours intensif d'allemand après Pâques, mais depuis notre arrivée, j'ai tout de même appris quelques mots.

C'est curieux, la mémoire. Il y a plusieurs mots que j'essaie de retenir et qui ne veulent pas coller. Comme pour le mot             « mariée -  verheiratet, » par exemple. Je m'en sers souvent, dans tous ces fomulaires que je dois remplir. Pourtant, rien n'y fait, ça ne veut pas rester dans ma belle tête.

Le préposé à la gare me l'a gentiment écrit sur un bout de papier :)


Par ailleurs, j'ai récemment appris comment dire « à plus tard »: « bis später. » Depuis, je vois le mot « später » souvent: dès qu'un train est en retard, sa nouvelle heure d'arrivée est affichée sur les tableaux dans les gares, accompagnée du mot «später.» J'ai appris, par la même occasion, que même les trains suisses sont parfois en retard...


J'essaie à présent d'apprendre les mots suivants sur ma boîte de céréales:



J'ai voulu participer, alors ce matin, j'ai décidé du mot qui représente bien mon état d'esprit...


Et vous, quel est votre objectif ? Comment le dit-on en allemand?