jeudi 3 décembre 2015

Se faire passer un sapin?

Cette année, nous avons décidé de ne pas avoir de sapin naturel à la maison. Mais comme j'aime bien la déco de Noël, j'ai trouvé une solution de rechange:

Mon beau sapin! Fabriqué en arbre transformé.

J'aime beaucoup mon sapin! Mais laissez-moi vous raconter sa petite histoire...

Pour les marchés de Noël, j'ai travaillé très fort à créer de jolies cartes que je souhaitais vendre à mes futurs clients. J'ai peint de superbes couronnes à l'aquarelle et à l'intérieur de ces couronnes, j'ai écrit le souhait à la plume dans les trois langues (français, anglais, allemand, oui Messieurs, Dames!), j'ai numérisé le tout et j'ai envoyé à l'impression. 

J'ai choisi le même imprimeur que la dernière fois, car la qualité était excellente et la conseillère, très patiente. Je lui passe ma commande: design de Noël sur le recto, mon logo au dos, en 220 copies, merci.

Et le lendemain, je réalise que je ne lui ai pas donné l'orientation du pli de ma carte (je le voulais à gauche et non en haut). Je lui envoie un courriel vite fait et lui transmets ma demande. Sa réponse fut immédiate: «Nous n'avons pas parlé de "cartes", mais plutôt de "cartes"». 

Vous êtes confus, n'est-ce pas? Moi, je l'étais! Je vous explique...

En fait, sa réponse en allemand était: «Nous n'avons pas parlé de "Faltkarten", mais plutôt de "Karten"». J'ai cherché ce qu'était «Faltkarten» en français, mais il n'existe pas de traduction. Toutefois, j'ai compris que le mot «Falt» veut dire «pli». Ainsi, nous n'avons pas parlé de cartes pliées, mais plutôt de cartes... tout court? Comme une carte postale?

Mais une carte, c'est une carte, non? Et qui envoie des cartes postales de Noël, de toute manière?

Et bien non. Il s'agit d'une carte simple, par opposition à une carte double... Personnellement, je ne m'étais jamais arrêtée à cela. On en apprend à tous les jours!

Je lui demande donc de changer ma commande pour des «Faltkarten» au lieu de «Karten» - haha!, mon allemand et moi n'avions pas compris cette subtilité!

Et elle de me répondre: «Désolée, elles sont déjà imprimées».

Oh. Non. 

Me voilà donc avec 220 cartes simples de Noël. Je sais, je sais, je vous entends d'ici me dire que ce n'est pas si grave, que je peux les vendre quand même. Oui, évidemment. Mais avouons-le, une carte de Noël, normalement, ça plie.

Ce que j'ai, ça ressemble plutôt à une espèce de sous-verre de Noël... ou bien à une étiquette cadeau géante. Ce n'est même pas une carte postale de Noël; il manque le petit carré où apposer le timbre ainsi que les lignes pour écrire l'adresse.

J'ai vécu une période de frustration, et pour votre information, non, je n'ai pas tenté de gagner ma cause. J'ai simplement passé une autre commande et cette fois-ci, en cartes doubles et pliables de Noël.

Et avec mon abondance de cartes simples, je me suis fait un sapin!

Pour conclure, je n'irais pas jusqu'à dire que je me suis fait passer un sapin, comme laisse supposer le titre de mon billet. Je l'ai évidemment écrit pour le jeu de mots. Quoique lorsque j'ai raconté mon aventure à des Suisses, ils m'ont avoué que la même chose aurait pu leur arriver. Ah! mince, mais douce consolation.

Et voici mes «vraies» cartes de Noël!