dimanche 29 septembre 2013

Métro, allemand, dodo...

... sauf qu'on remplace «métro» par «train»!

Ma vie se résume à cela, à apprendre l'allemand. J'ai débuté, il y a deux semaines, un cours intensif. Très intensif. Je quitte mon chez moi à 7h40 pour prendre le train pour Zürich. Mon cours se déroule de 8h30 à 11h45. Je rentre chez moi, je me fais une petite bouffe, puis je passe l'après-midi dans mes devoirs. Ensuite je me fais une autre petite bouffe, on fait la vaisselle, puis au dodo! Et ça recommence. Ça va du lundi au vendredi.

Pour...

...cinq...

...autres...

...semaines.


Heureusement, avec l'intensité vient l'efficacité. Je trime dur, mais au moins, je récolte. L'immersion est inévitablement la meilleure façon d'apprendre. Et j'apprends.

Je ne suis pas prête à dire que j'aime cette langue, mais au moins, j'ai cessé de penser que ses mots sont laids. Unterhaltung, Anrufbeantworter ou Feuerzeug sont maintenant linguistiquement acceptables.

Le bon côté des choses est que je fais de superbes rencontres. Dans mon groupe, il y a une Portugaise, un Portoricain, une Thaïlandaise, une Équatorienne, un Brésilien et, jusqu'à vendredi dernier, une Néo-Zélandaise. Nous venons de partout dans le monde, mais pourtant, nous désirons tous la même chose:   apprendre l'allemand!   apprendre à connaître l'autre, avoir des rêves, des projets, s'accomplir.

L'allemand nous aidera à poursuivre dans cette direction.


Meine Stiefel und der Herbst








mercredi 18 septembre 2013

Parlons conversions

Vous vous souvenez peut-être de mon anecdote racontée en début d'année, portant sur la graisse végétale. Non, je ne vous parlerai pas encore une fois de Crisco, mais je reste dans la thématique de la popote.

Je me suis départie de plusieurs de mes ustensiles de cuisine en janvier dernier, en me disant que je rachèterais tout de l'autre côté. Quand je dis «plusieurs», je veux dire pas mal tout; même mes tasses à mesurer.

Je n'avais pas pensé qu'en Europe, la cuisine se fait au poids et non à la mesure. J'ai eu beau cherché des tasses à mesurer dans les boutiques de cuisine, je n'en ai jamais trouvé, ça n'existe simplement pas.

Oh! Ces chères tasses à mesurer, ce qu'elles m'ont manqué! Non pas que je mesure tout, mais pour les desserts, ça s'avère plutôt essentiel.

Je me suis alors procuré un livre de recettes de gâteaux.


«Gâteaux fastoches», je me suis dit que c'était un bon début pour apprivoiser les grammes. J'ai développé un fonctionnement pour peser ma farine, mon sucre, mon beurre, mes oeufs, alouette, et le tout, sans salir trop de vaisselle. J'ai découvert que la poudre à pâte s'appelle la «poudre à lever» et qu'elle se vend en sachet. Je me suis aperçue que les recettes d'ici n'utilisent pas de bicarbonate de soude. J'ai appris à utiliser mon nouveau four après avoir brûlé mon premier dessert (un clafoutis) et réalisé qu'avec la convection, il faut réduire ET la température ET le temps de cuisson.

En trois langues. Ma préférée, c'est l'italien! Du sucre «à vélo» ;)
Bref, j'ai bien appris... mais honnêtement, je n'ai pas réussi à y trouver grand plaisir. Probablement qu'avec davantage de pratique et de persévérance, je réussirais à retrouver mon naturel. Au lieu de cela, j'ai flanché: j'ai acheté, lors de mon passage cet été, chez Canadian Tire, de toutes nouvelles tasses à mesurer (et ça m'a fait très plaisir)!

J'ai remis «Gâteaux fastoches» dans l'armoire et j'ai ressorti mes bonnes vieilles recettes. J'ai trouvé du bicarbonate de soude (en sachet, évidemment). J'ai fait des tartelettes au citron (pour la première fois) bien mesurées et qui se sont avérées délicieuses. Formidable!

Cette recette provient du Magazine Ricardo, volume 11, no 7

lundi 9 septembre 2013

La rentrée

C'est la rentrée!

On jette un dernier regard à nos vacances qui sont bel et bien terminées pour se retourner et voir l'automne poindre à l'horizon.

Qu'est-ce qui vous attend pour l'automne?

De mon côté, je vous tiendrai au courant de mes progrès en allemand. Je continuerai l'exploration du territoire à travers mes visites de villes et de villages. J'en profiterai pour me familiariser davantage avec Zürich pour ensuite vous partager mes coups de coeur. Il sera aussi question de tricot, de lecture et d'essais culinaires.

Et des voyages? Ça reste à voir. Il est possible que nous concentrions nos efforts sur les beautés de la Suisse pour les mois à venir.

Les prochaines semaines défileront à toute allure, j'en suis certaine. Ce sera formidable!

À bientôt! ;)

À la gare de Horgen

lundi 2 septembre 2013

Combien ça coûte?

On dit que la Suisse coûte cher. Est-ce bien vrai?

Mon intuition et mon porte-monnaie vous diraient à première vue que oui! Parce qu'il s'agit de notre première année ici, nos statistiques personnelles sont biaisées, à cause de tout ce qu'on doit acheter pour remplacer ce qui est resté de l'autre côté de l'océan. Peut-être bien, mais...

Certains m'auront peut-être déjà entendue raconter la première fois où je suis allée chez le coiffeur à Horgen. Petite coupe de routine, rien de trop compliqué. Au moment de payer, le coiffeur dit le prix: «C'est 75.»

«Pas si mal,» me suis-je dit, seulement dix de plus qu'à San Francisco. Non, j'avais mal compris: C'était 115 *CHF (129,96 $ canadiens). Ayoye. Je me demande bien combien cela peut-il coûter pour une teinture... 500 francs?

J'ai raconté cela à mon ancienne coiffeuse au Lac-Saint-Jean, cet été. Elle a bien ri. Personnellement, je riais encore plus lorsque j'ai payé: 21$. Je lui aurais donné 100$ de pourboire que ça aurait été malgré tout moins cher qu'en Suisse!

Pour satisfaire votre curiosité, j'ai noté le prix de quelques denrées de base, que j'ai traduit en dollars canadiens. J'ai ensuite consulté le site de IGA, pour comparer les prix de la semaine:

                                                             Chez Migros!                             Chez IGA!

Bananes                                             2,80CHF/kg (3,16$)                          1,30$/kg
Lait entier (3,25%)                             1,80 CHF/litre (2,03$)                       1,82$/litre
Céréales Corn Flakes                       4,60 CHF/ boîte de 375g (5,20$)       3,00$/boîte de 470g
Beurre                                               2,95 CHF/250g (3,33$)                      2,20$/250g
Jambon cuit                                       30,00 CHF/kg (33,90$)                      28,50$/kg
Steak haché                                       17,00 CHF/kg (19,21$)                      11,70$/kg
Poitrines de poulet                             33,00 CHF/kg (37,29$)                      17,60$/kg
Filet de porc                                       58,50 CHF/kg (66,11$)                      15,40$/kg

C'est lorsqu'il est question de viande qu'on écarquille les yeux. Je peux vous dire qu'on finit nos assiettes...

On débourse plus pour pas mal tout: les restos, les vêtements, les assurances, le loyer, etc. Après un moment, on se fait à l'idée, on arrête de comparer, de faire attention à tout, et on recommence à vivre!

Pour se consoler, on peut toujours se procurer une bonne palette de chocolat. C'est ce qui est le plus abordable (ainsi que les couteaux Victorinox, mais, bon, je ne commencerai pas à les collectionner...) !

Bonne journée! xxx



*CHF: abréviation pour franc suisse CH = Confédération helvétique, F = franc. On rencontre aussi l'abréviation SFr, pour franc suisse. Pour plus d'informations, lire ceci et cela.